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Sommes-nous influencés par notre environnement géographique, par les paysages où nous avons grandi, par les enjeux économiques liés à la nature qui nous entoure ?

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Paysages familiers : les moulins du Sud-Ouest

"Meunier, tu dors...

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Cette ritournelle de l’enfance aurait pu naître dans le Sud-Ouest de la France, et plus particulièrement dans l’Entre-deux-Mers, près de Bordeaux, étiré, comme son nom l’indique, entre le fleuve Garonne et la Dordogne.
Ici et là, des moulins se cachent entre les vignes ...

"J’ai grandi, dans l’Entre-Deux-Mers.", nous raconte Jean-Jacques Berthon, natif de Créon, à une trentaine de kilomètres de Bordeaux, "Le moulin est un élément familier de mon paysage d’enfance, comme le sont les vignes. Il m’est souvent arrivé, au cours de mes promenades, de trouver des moulins cachés dans les paysages de vigne. On en trouve de toutes sortes chez moi, des moulins à eau, fortifiés et à vent, à l’abandon ou tout juste rénovés. C’est le fait qu’ils soient cachés, peu connus, qui me plaisait quand j’étais enfant. C’était un peu le secret des gens d’ici ! Cela a été déterminant pour moi car au fil du temps, je me suis pris de passion pour les moulins et j’ai consacré une partie de ma vie à faire des recherches sur leur histoire en Europe ; je vis aujourd’hui dans un moulin que j’ai moi-même retapé et je suis devenu architecte.
Si je devais décrire le paysage qui a marqué mon enfance, ce serait un vignoble. Mon regard glisse sur la vigne sans obstacle. Puis plus loin, le regard s’échappe et découvre, caché, un moulin ..."

L’origine des moulins en Europe

Ce sont les Grecs qui, en Occident en tout cas, ont inventé le moulin à eau, au premier siècle avant notre ère. Les Romains se sont chargés ensuite d’en assurer l’usage au sein de l’Empire. Les premiers moulins à vent étaient bretons ou anglais et datent du XIIème siècle. On en a trouvé ensuite en Provence, puis partout en Europe.

La roue de la fortune

Le moulin illustre à la fois la capacité technicienne de l’Homme à dompter les forces de la nature pour en faire une énergie utile afin de fabriquer ce qui est la base de sa nourriture dans l’Ouest européen, le grain de froment moulu, la farine du pain ...

Il y aurait eu un moulin pour deux cents habitants en France pendant près de mille ans ! C’est pourquoi autant de contes, d’illustrations, de poèmes, de légendes de France, expriment l’importance du moulin, du meunier, de sa belle meunière, de leur prétendue richesse bien paresseusement acquise : n’oublions pas que le meunier dort dans cette chanson ...

Dans quel paysage avez-vous grandi ? Décrivez-le ! N’oubliez pas de dire de quelle région précise il s’agit. Pour cela, cliquez sur "Commenter cet article". Vous pouvez écrire, parler et envoyer une photo !

Molinos de la Mancha

El molino de viento es un símbolo castellano-manchego.

El origen de la invención de los molinos en Castilla se remonta al siglo XVI. En dicho período se habla de sequías devastadoras en el interior de la meseta sur española. Hablamos de un territorio escaso en ríos y vegetación, con una altura media cercana a los 600 metros que propicia la presencia de fuertes vientos en según qué zonas. Estos factores hacen que se busquen alternativas a las tradicionales norias movidas por el movimiento de los ríos.

Se dice que la solución de los molinos de viento es importada por los Cruzados provenientes de Tierra Santa, donde esta forma de obtener energía para moler el trigo ya era utilizada con anterioridad.

De la misma forma que los modernos generadores de energía eléctrica, los molinos de viento castellanos se sitúan en lo alto de cerros y colinas, en parajes con fuerte exposición al viento. Su proliferación a partir del siglo XVI es muy abundante y el molino se integra en el paisaje castellano-manchego. Buena muestra de ello es la famosa escena en la que Don Quijote lucha contra un grupo de molinos confundiéndolos con gigantes provistos de grandes brazos.

Con la venida de la energía eléctrica, el uso de los molinos de viento cae en completo desuso, y desaparecen casi completamente del territorio manchego. Hoy día las mejores construcciones de este tipo se sitúan en el conjunto de siete molinos de Mota del Cuervo, provincia de Cuenca.

Don Quijote se enfrenta a un molino-Alcala de Henares

Water mills and wind mills in the UK

Water mills

Water mills have been around since Roman times, and over 5,000 were listed in the doomsday book. The windmill is a more recent invention, the earliest dating back to the 12th century. Watermills can be found all over the British Isles, whereas windmills are more common in flat, open and windy areas.

There are three basic types of water wheel : the oldest type is the undershot wheel, where the flow of the water strikes paddles and turns the wheel. In the overshot the water enters at the top of the wheel, fills trough shaped buckets and its weight makes the wheel turn. Breast shot wheels are a compromise between the two designs, with the water usually entering around axle level and flowing under the wheel (some of the earliest cotton mills used this type of wheel in gigantic proportions).

Crabble Corn Mill, near Dover, with its intricate Victorian machinery, is of the finest watermills in Europe.

Windmills

There are three main types of windmill in the UK. The earliest development is the post mill, so called because the whole mill is balanced on a post allowing the mill to face into the wind (something all windmills must be able to do, of course !). Postmills were wooden structures, so without maintenance they quickly disintegrated, and there are less than 50 left in the UK today. Stocks Mill, in Wittersham, is a post mill built in 1781.

The tower mill was a later development in which the machinery was housed in a more durable masonry or wooden tower (smock) and the cap (top) rotated on a bearing to allow the sails to face the oncoming wind.

http://www.flickr.com/photos/pikerslanefarm/2685867647/The smock mill was a deviation of the tower mill and was generally built on the south eastern areas of the UK, mainly Sussex, Essex, Suffolk, Surrey and Kent.
White Mill, in Sandwich, is a good example of a smock mill. It was built in 1760 and still has most of its original wooden machinery.

(from http://www.cotswoldmillwrights.com/page11.htm)

21 commentaire(s) Commenter cet article

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  • Paysages familiers : les moulins du Sud-Ouest 6 juillet 14:06

    Ma copine s’appelle Ana et elle vient de me raconter son paysage familier. Il s’agit d’un village "castellano", entouré de beaucoup de sapins et de champs de blé, en pleine nature et où tout le monde est à la rue. Ils profitent des personnes au lieu des nouvelles technologies. C’est un bon et beau endroit !

  • Paysages familiers : la colline de Provence 2 février 10:43, par Agnès

    La colline. Chez moi, à Aix-en-Provence, on ne dit pas la campagne mais la colline. Avec mon père, quand j’étais petite, on allait "dans la colline" couverte de pinèdes. Mon chien nous accompagnait fou de joie et marchait le double de distance que nous.
    En automne, on allait cueillir des champignons, au printemps, des asperges sauvages et des fleurs jaunes qui poussaient sur des arbustes. On les appelait des « carolines » mais je n’ai aucune idée du nom officiel encore moins savant !
    La colline a marqué ma perception des paysages : j’aime cet espace vallonné, ni très sauvage, ni très domestiqué. Les paysages plats m’ennuient et m’angoissent un peu : j’aime bien voir de la variété, je ne supporte l’horizon qu’à la mer. Mais d’autre part, les vallées très encaissées des montagnes ne sont pas non plus mon élément.
    Et je me souviens aussi, à sept ans, de ma découverte de la forêt, la vraie, pas la pinède, quand j’ai voyagé en Touraine avec ma famille. Une « vraie » forêt comme dans les livres, avec des fougères et des clairières ! C’était tellement différent !
    Pourtant la colline n’est pas un lieu facile : escarpé, plein de buissons épineux. Je me souviens de ne pas y avoir été toujours très à l’aise moi qui était une petite fille timorée et peureuse.
    Mais c’est inévitablement le paysage de mon cœur.

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  • Paysages familiers : les moulins du Sud-Ouest 11 mars 2014 15:00, par Consuelo

    Consuelo :

    Le blé, toujours le blé. Je roulais à vélo quand je traversais un petit chemin les terrains pleins de fruits finissaient et une terre immense et jaune me faisait sentir heureuse. J’allais plus vite qu’avant, quand les pommes qui semblaient des cadeaux de Noël étaient à ma gauche . J’attendais toujours de voir ces champs-là où le blé formait une grande piste de grains et une idée de courage me donnait de la plénitude. J’aimais le blé et l’enfance, quand mes cheveux étaient blonds et que je rêvais à du pain et de la confiture pour goûter. Le blé, toujours le blé. J’imaginais que ma terre était le nord du pays et non le centre où les terrains de céréales ne sont pas grands et que je semblerais ainsi une grande princesse avec les blés dans l’imagination et face à moi dans les champs de Tolède.
    Un beau jour, je suis descendue du vélo et je suis entrée dans les champs de blé. Aujourd’hui je peux sentir l’odeur du pain qui reposait dans ces grands terrains de blé.

    Consuelo :

    Il y avait des pierres. C’étaient les ruines d’un château près de mon village. La petite tour de l’hommage était toujours notre forteresse. Elle était moche mais avec une corde nous pouvions monter jusqu’à son sommet qui n’avait pas de toit. Il y avait des insectes qui montaient le long de la corde et des cris d’enfants qui les menaçaient. Je croyais entendre des bruits quand nous montions et aussi le zigzag de la corde qui nous montait sur notre ruine préférée. D’autre part, je me rapelle avoir écouter Pilar pleurer parce qu’il n’y avait que des pierres quand nous arrivions au sommet et le silence nous rendait complices du moyen âge, quand le château était –je suppose- plein de vie.

  • Paysages familiers : les moulins du Sud-Ouest 13 février 2014 13:54, par Alix

    J’ai beaucoup aimé lire votre texte Manuela, vous nous faites ressentir cette joie enfantine sur la terrasse de votre tante !
    Bravo !

  • Paysages familiers : les moulins du Sud-Ouest 11 février 2014 16:15, par Manuela

    La terrasse de ma tante

    La terrasse de ma tante n’était pas tellement grande (tout juste huit mètres carrés) mais, en été, elle pouvait devenir une piscine, un fleuve, même la plage.
    Je suis née à Madrid comme mes parents et les parents de mes parents et c’est pour cela que nous n’avions pas de village où aller pendant les vacances scolaires comme la plupart de nos amis. Pourtant nous avions la terrasse.
    Chaque matin ma tante remplissait avec de l’eau cinq grands seaux,un pour chaque enfant : mes cousins, mes sœurs et moi. Puis elle les plaçait soigneusement l’un à côté de l’autre pour que le soleil les réchauffe. Ma tante habitait dans un appartement situé au dernier étage d’un immeuble dans la banlieue de la ville. Juste en face, c’était chez nous.
    La terrasse était un espace carré entouré d’un mur en ciment qui (à cause de notre petite taille) nous empêchait de voir les immeubles d’en face. Au dessus de nos têtes rien que le ciel traversé par les cordes avec le linge étendu. Dans ce petit carré magique on passait les matins du mois de juillet.
    Le moment le plus palpitant arrivait quand ma tante sortait sur la terrasse pour vider les seaux sur nos petits corps. Alors on se mettait debout et on se plaçait en ligne, très droits, sans bouger, tout en attendant la sensation de l’eau sur la peau pour crier en rigolant. Quand tous les seaux étaient vides, on s’allongeait très vite par terre pour profiter de l’eau qui glissait sur le sol avant de disparaître dans le déversoir et on y “nageait” comme s’il s’agissait d’une piscine, du fleuve ou même de la plage.

    Manuela

  • Molinos de la Mancha 23 octobre 2012 20:56, par Zoë

    Merci Timothy pour ce descriptif de votre pays natal. On aimerait bien une petite photo, que vous aurez prise, de la vue sur L’Avon ou du château fort de Warwick !

  • Molinos de la Mancha 19 octobre 2012 09:37, par Timothy Hobbs

    « On peut faire beaucoup avec la haine, mais encore plus avec l’amour. » Il y a belle lurettes que William Shakespeare a écrit ces mots à Stratford-upon-Avon, lieu de sa naissance et une des villes principales du comté de Warwickshire dans le centre d’Angleterre. De sa plume a coulé des pièces qui sont renommées mondialement telles que « Le songe d’une nuit d’été », « Peines d’amour perdus » et « Roméo et Juliette ». La rivière qui a inspiré son sobriquet, « Le chantre d’Avon », serpente tranquillement à travers le paysage jusqu’ à Gloucester où elle rencontre La « Severn » fleuve majestueuse, le plus long d’Angleterre, toutefois la moitié de la longueur de La Garonne !

    Stratford upon Avon : Vue sur L’Avon

    Les grandes agglomérations telles que Nuneaton, qui par rapport à Bordeaux a le tiers des habitants, Rugby et Leamington Spa se trouvent au nord et à l’est du comté tandis que dans le sud est situé une partie des Cotswolds, une chaine de collines qui a reçu l’appellation « Espace de beauté naturelle exceptionnelle ».

    Malheureusement l’histoire de Warwickshire est loin d’être un conte d’amour.

    Le resplendissant château fort de Warwick, construit par Guillaume le Conquérant en 1068, témoignait l’histoire tumultueuse du pays dans la guerre des Deux-Roses, une guerre civile et sanglante qui était marquée par l’incarcération du roi Édouard IV d’Angleterre dans cette forteresse et avec l’hécatombe que représente « Towton » où 28 000 hommes ont été occis le 29 mars 1461. Ils auraient mieux fait de suivre la citation ci-dessus de Shakespeare.
    Voilà ; mon pays natale et par-dessus le marché une de mes ancêtres s’appelle Anne Hathaway, la femme de Shakespeare !

  • Water mills and wind mills in the UK 13 octobre 2012 20:12, par Judy

    J’ai grandi en Angleterre, au sud, près de la mer, il n’avait pas des moulins à vente, pas sur les fleuves dans la région il y avait quelque moulin à eau, normalement dans les petits villages très jolies.

  • Molinos de la Mancha 23 mars 2012 17:29, par AC

    merci Nuria et Merifu ... de nous avoir parlé de votre paysage familier. Il est intéressant de découvrir une personne à travers "son" paysage. Envoyez-nous une petite photo Nuria, si vous le pouvez, de votre horizon à perte de vue !

  • Molinos de la Mancha 22 mars 2012 11:42, par Nuria

    Je suis née dans La Mancha et ses moulins, ainsi que ses paysages me semblent très famières. J’ai toujours dit que nous sommes des gens avec des grands horizons, parce que la vu de nos paysages se perd à l’infini. À mon avis, c’est vraie que nous sommes influences par les lieus où nous avons grandi, c’est quelque chose qui fait toujours partie de nous.